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Championnats du monde juniors

31 août 2013 - 11:19

Championnats du monde juniors

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par Frédéric Machabert

Photos : Universalbikeracing

Mondiaux VTT : Relais, la stratégie avant la gloire


L’argent récolté hier sur le relais par Jordan Sarrou, Raphaël Gay, Julie Bresset et Maxime Marotte confirme la France parmi les grands du cross-country mondial. L'épreuve sud africaine a démontré que le relais est une affaire de stratégie. Explications.

Les mots de Maxime Marotte, entre déception et satisfaction, résument bien la journée : “Ce rôle de dernier relayeur est difficile, ingrat et souvent décevant.” Pour la deuxième fois de rang, le garçon de l’équipe BH SR Suntour KMC a vu l’Italie s’imposer devant ses yeux. L’an passé,  selon ses mots il avait été battu au sprint “par un extraterrestre” (Luca Braidot, ndlr), cette fois il a bouché les 15 secondes de retard qu’il possédait sur Gerhard Kerschbaumer. Mais cela n’a pas suffi. 
Ce soir, l’équipe de France doit se contenter de l’argent, mais sans avoir à se reprocher la moindre faute. L’équation du jour (Sarrou en espoir, Gay en junior, Bresset et Marotte pour les élites) était la bonne. Et l’histoire a montré que le succès dans un relais n’était pas simplement l’addition d’individualités. Mais bel est bien une affaire de stratège. Et ce n’est pas Thierry Nuninger, Alsacien et commissaire incontournable du circuit international qui dira le contraire : “Au relais, si nous sortons les listes de départ très tard, c’est avant tout pour les équipes. Elles ne veulent pas dévoiler leur ordre de départ…” Aujourd’hui, il aura fallu attendre jusqu’à deux heures avant le départ de la première épreuve des Mondiaux Sud Africain pour connaître la composition des groupes. Ce relais Sud Africain, les Canadiens l’avaient en main jusqu’au début du dernier tour. Mais Sandra Walter a eu beau donner tout ce qu’elle avait, elle n’a rien pu faire face à la furia de Kerschbaumer (Italie), Marotte et Fumic (Allemagne) qui terminent sur le podium. Le Canada termine 4e. Pouvait-il rêver mieux avec un ordre de départ différent ? Peut-être… En tout cas, l”histoire française en la matière a démontré que de placer une fille en dernier atout n’était pas une stratégie payante…

Cinq médailles en six ans pour la France...

L’épreuve Sud Africaine a aussi confirmé la France comme l’une des grandes nations en terme de densité de coureur. Champion du monde 2011 et vice champion du monde depuis deux saisons, les Tricolores ne descendent plus du podium depuis trois éditions des Mondiaux. Et ça, c'est inédit. Après avoir récolté deux médailles entre 2001 et 2007 (l’argent en 2002 et le bronze en 2005), les Tricolores ont raflé cinq médailles en six éditions avec notamment deux titres mondiaux (2008 et 2011). Dans l'histoire de la discipline, la France pointe en 2e position ex-aequo avec l'Italie au nombre de médailles derrière la Suisse (8 médailles). Ce soir, le quatuor français a aussi accumulé de la confiance avant les épreuves individuelles. Sarrou a tenu la barre face aux meilleurs espoirs (2e temps), Gay pour ses débuts dans le relais signe le 3e temps junior (la surprise vient du Canadien Peter Disera, meilleur temps de la catégorie) alors que Julie Bresset et Maxime Marotte (à égalité avec Manuel Fumic) ont été les plus rapides en élites.

 

Le titre pour Keller, Menut 11e.

Après Indergand (2011), Waldis (2012), Alessandra Keller est le 3e Suisse d’affilée à remporter le titre mondial chez les juniors. A la différence de ses aînées, Keller est seulement junior première année ! Sur le circuit de Pietermaritzburg écrasé par la chaleur et la poussière, la demoiselle de Suisse centrale a pris le large dès le deuxième tour. L’Italienne Emilie Collomb (qui parle un excellent français) termine en 2e position  devant l’Allemande Sarah Bauer, également junior première année. Audrey Menut, seule Bleue engagée, visait un top dix. Elle termine à la 11e place : “J’ai souffert de la chaleur et de la poussière. J’au du beaucoup boire mais c’était difficile. Je me suis battue avec un groupe de filles pour le top dix, je ne suis pas très loin c’est dommage… La course était un peu trop longue pour moi également." Maintenant je vais prendre un peu de vacances et aussi reprendre l’école ! Je ne sais pas encore si je serais au départ du Roc d’Azur ou de la première manche du challenge national…”

 

L’énorme déception de Raphaël Gay (4e).

Déjà champion d’Europe en juin à Bern, Lukas Baum a ajouté un titre à son palmarès en devenant champion du monde juniors. L’Allemagne attendait un titre chez les juniors depuis la victoire de Karine Rhomer en…1994. Mais si le pilote Rotwild enfile le maillot irisé, le héros du jour se nomme Raphaël Gay. Le Limousin semblait avoir l’affaire bien en main dans le deuxième tour au moment d’effectuer la jonction avec le coureur allemand. Le titre mondial était à sa portée. Mais le sort en décida autrement. Une crevaison de la roue avant et une chute ruineront ses espoirs. Il s’arrêtera de longues secondes en zone technique avant de repartir en neuvième position. Après une remontée héroïque, il termine en 4e position à 5 secondes du podium. Plus tard, les analyes de course (à téléchgarger ici) montreront que la couronne était dans les jambes de Gay (2e temps du premier tour puis 26e, 4e, 2e, 1er). Cette journée n’était pas celle des Français. Neilo Perrin Ganier a été pris dans une chute au départ et repartira en dernière position, Romain Boutet (16e) s’est battu avec des sensations moyennes et Hugo Pigeon (8e), lui aussi impliqué dans la chute a du faire avec un câble de dérailleur arrière partiellement arraché et quatre vitesses en moins. En larmes, Raphaël Gay est revenu sur sa course : “A la fin du pierrier, j’ai crevé et j’ai chuté derrière. J’étais avec l’Allemand et je l’ai fait tomber. J’ai pris une trace à gauche, ça me paraissait plat. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais j’ai crevé. Elle est très dur à accepter cette 4e place. A la zone technique, je voyais tout le monde me doubler et je ne pouvais rien faire. J’ai voulu continuer parce que je n’avais pas fait toute cette préparation pour rien.” Il faudra peut-être du temps au coureur de la Creuse pour avaler cette déception. Mais le garçon que l’on reverra cet hiver en cyclo-cross a pris rendez-vous avec l’avenir.

Pigeon (8e) : “Heureux mais déçu pour Raph”

Le coureur du Véloroc Cavaillon a signé une belle 8e place aujourd’hui malgré une chute au départ et un câble de dérailleur arrière en piteuse état. Il est le meilleur junior première année et boucle sa saison d’apprentissage du haut niveau avec pas mal d’espoirs : “J’étais assez impressionné par l’évènement. Etre la une semaine avant, avec l’équipe, je n’ai jamais vécu ça et j’ai apprécié. Au départ, il y a eu un accrochage, j’ai été pris dedans et mon câble de dérailleur a presque été arraché, les 4 dernières vitesses ne passaient pas. Je suis content de cette 8e place, j’ai vécu une drôle d’année entre ma main cassée à Nove Mesto et maintenant cette place. Je n’ai pas compris ce qui s’est passé pour Raph. Quand il est revenu, j’ai roulé à bloc pour lui pendant quelques temps mais après je n’ai pas pu suivre. Je suis déçu pour lui. Il avait des chances de gagner. Je vais peut-être aller en Norvège dans deux semaines pour la finale de la Coupe du monde. J’ai prévu de faire la saison nationale de cyclo-cross.”

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