Coupe du monde : Bresset, “Pas la pour abandonner…”



16 juin 2013 - 00:54

Coupe du monde : Bresset, “Pas la pour abandonner…”

........universalbikeracing

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Frédéric Machabert

Sur un circuit particulièrement physique, la championne olympique a souffert pour se reprise internationale. Malgré une éloignée 39e place, elle a démontré une attitude de grande dame. Et cet acharnement payera forcément dans les semaines à venir

L’histoire est parfois cruel. Août 2011 : Julie Bresset maitrise parfaitement son sujet sur la finale de la Coupe du monde à Val di Sole. A l’arrivée, une 4e place synonyme d’une première victoire au général de la Coupe du monde. Elle est la première française à atteindre ce niveau. Et la suite prouvera que cette éclosion au plus haut niveau n’avait rien d’un hasard. Deux ans plus tard, la demoiselle retrouvait le Trentin avec un autre état d’esprit. Victime d’une grosse chute lors de la Coupe d’Allemagne le 14 avril à Münsingen qui lui laissera une clavicule en vrac comme douloureux souvenir, Bresset était ici en quête de repère. “J’avais vu à l’entraînement que je n’étais pas terrible. Sur ce parcours si tu n’as pas de jambes, tu ne peux rien faire. C’était peut-être le plus mauvais parcours pour reprendre en douceur ! Je rêvais d’un Nove Mesto histoire de voir si j’ai des sensations et si je suis capable de relancer.” En effet, la boucle italienne affichait des pourcentages à faire pâlir et la moindre baisse de régime s’est payée dans attendre. Après un bon départ, la pilote BH Suntour KMC n’aura eu de cesse de se battre, même si le plaisir n’était pas là : “Il fallait continuer, se battre. Je ne prends pas le départ d’une Coupe du monde pour arrêter, ce n’est pas pensable. J’ai douté, je ne sais pas si j’étais capable physiquement de finir.” Pour couronner le tout, elle confie : “J’étais déshydratée, j’ai eu des frissons une partie de la course alors qu’il fait très chaud. Rien n’allait.” La championne olympique savait qu’il lui faudrait du temps pour retrouver la plénitude de ses moyens. Et personne ne lui demandait des merveilles. Mais aujourd’hui, elle a montré une sacrée force de caractère pour prolonger son effort alors qu’elle naviguait bien loin de son standing. Combien aurait bâché après deux tours de course ? Elle n’a jamais lâché, quand bien même elle se trouvait incapable d’accrocher les roues dans les montées. Et toute cette souffrance, ces moments de doute, la renforceront dans les semaines à venir. Elle vit certainement l’épisode le plus compliqué de sa carrière. Mais à 24 ans, Bresset n’a pas fini de briller. Et là encore, l’avenir le dira.

Commentaires

ACTUALITES

LIENS ET INFOS