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Jeux Olympiques : Bresset, le 11 AOUT à LONDRES mais aussi à PLOEUC SUR LIE

10 août 2012 - 23:59

Jeux Olympiques : Bresset, à suivre samedi 11 aout à 13h00 à PLOEUC SUR LIE SUR ECRAN GEANT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Julie Bresset sera l’une des favorites de la course olympique samedi à Hadleigh Farm (13h30 en France). Retour sur les cinq années qui ont bouleversée sa vie…

Jeux Olympiques : Bresset, Bretonne née à MontgenèvrePersonne ne pariait sur elle. Elle était Julie, petite bretonne sympa du clan de team Breiz Mountain managée par Ghislain Wilst. Une junior capable de grimper sur les podiums nationaux, mais en aucun cas une championne. Puis vint cette course de Montgenèvre. Elle n’était même pas favorite, ce grade revenant à Camille Devi, vainqueur de la Coupe du monde d’Houffalize en début de saison et doublement titrée chez les cadettes. Pourtant ce jour là, son destin à basculé. On revoit sa bouille ravagée par les larmes dans la dernière ligne droite. Julie Bresset, dix huit ans à peine et zéro victoire nationale au compteur devenait championne de France juniors au guidon de son vélo Renault lourd comme une enclume. Quelques semaines plus tard, elle découvre les Mondiaux à Fort William. Et la demoiselle ne manque pas de culot : à mi-course elle se retrouve en tête avec la Française Claire Hassenfratz calée dans sa roue. La Bretonne prendra la 3e place. Et à l’arrivée, de nouvelle larmes… Aujourd’hui, la photo de la gamine avec la breloque autour du cou Jeux Olympiques : Bresset, Bretonne née à Montgenèvretrône en bonne place dans le salon familial de Plouec sur Lié. Mais un voyage sur la caisse mondial n’est forcément synonyme de passeport vers le haut niveau. Et la demoiselle ne s’imagine pas vraiment un destin sous les étoiles. Julie pédale, sans se soucier du reste…
2008 : des débuts pas si anonymes… En 2008, les débuts en Coupe du monde avec les élites (une épreuve dédiée pour les espoirs n’est apparue qu’en 2011) se font dans un relatif anonymat. Mais il suffit de plonger dans les analyses de course pour s’apercevoir que les performances ne sont pas banales. Partie au fond de la classe, elle termine à chaque fois aux portes du Top 50. En août, alors que l’équipe olympique a déjà pris la route de Pékin, elle signe un énorme numéro dans la fange d’Oz en Oisans pour la Coupe de France. Sabrina Enaux épreuve toutes les peines du monde face à la demoiselle et devra attendre le dernier tour pour s’en débarrasser.

2009 : “Il y a un maillot ?” La saison 2009 s’ouvre en Afrique du Sud et Julie est au départ. Sur place, elle souffle : “J’ai envie de profiter de ce pays ou je ne mettrais peut-être plus les pieds…” Profiter de l’instant présent sans se soucier du lendemain. Là-bas, alors qu’elle a troqué son semi rigide pour un tout suspendu Engine Lab elle signe une excellente 14e place. La voilà leader mondial chez les moins de 23 ans. Mais elle n’est pas encore vraiment habituée au protocole : “Je ne savais même pas qu’il y avait un maillot distinctif pour les espoirs” explique t-elle… En juillet, dans la foulée du bronze sur les Championnats d’Europe elle loupe les Championnats Jeux Olympiques : Bresset, Bretonne née à Montgenèvrede France courus dans des conditions difficiles. Mais en septembre à Canberra, une pédale détruite en fin de course ne l’empêche pas de grimper sur la 3e marche du podium à Canberra aux Mondiaux U23. Elle est la première Française à rafler une médaille dans cette catégorie depuis l’instauration de la discipline au niveau international en 2006. Mais son aventure bretonne avec Breiz Mountain prend fin. Michel Hutsebaut, manager de l’équipe BH Suntour, flaire le bon coup et signe cette pépite pour trois années. A cette époque, Benoît Gloux, son entraîneur, confie : “J’ai encore du mal à situer où se trouve ses limite”

2010 : les premiers podiums Mondiaux

Début 2010, elle se paye le luxe de déposer Maja Wloszczowska (vice-championne olympique) sur la Coupe de France de Saint-Raphaël. Mais elle explose véritablement à Dalby Forest où elle jouera les premiers rôles jusqu’au bout. Depuis dix ans, la France cherchait une pilote d’envergure et Bresset met fin à cette trop longue attente. A l’arrivée, les mêmes réactions : un peu étonnée de se retrouver là elle savoure simplement l’instant et lance : “Le podium est à cinq en Coupe du monde ? Je ne savais pas, je n’avais jamais remarqué…” Elle survole la catégorie des moins de 23 ans mais l’histoire s’arrête momentanément à Méribel. Sur une descente anodine, elle se brise la clavicule à trois semaines des Mondiaux. Fin de saison. Le coup est terrible pour la demoiselle qui était favorite pour la couronne planétaire…


2011 : La saison parfaite… Forcément, elle doutait. Huit mois après sa cabriole en Savoie, Bresset reprend officiellement la compétition sur la Coupe de France de Saint - Raphaël. La veille du début des épreuves, elle confie au staff de l’équipe ses doutes sur sa capacité à revenir au plus haut niveau. Le lendemain, elle écrasera la course…Deuxième de l’ouverture de la Coupe du monde en Jeux Olympiques : Bresset, Bretonne née à MontgenèvreAfrique du Sud, elle sait qu’elle est désormais sur la bonne voie. Et c’est à nouveau en Grande Bretagne qu’elle écrit une nouvelle page de son histoire. Elle mène une guerre terrible face à Chengyuan Ren, cette même athlète de l’empire du milieu qui l’avait martyrisé quelques semaines plus tôt en Arique du Sud. Mais dans l’ultime boucle, elle explose au vol et Bresset file vers la victoire. Depuis dix ans, aucune française n’avait atteint ce niveau. A la différence près que Bresset n’a pas encore 22 ans ! Elle enfile le maillot de leader, le succès est total. Elle enchaîne avec une victoire à Offenburg et prend le large au général. Une autre démonstration à Windham alors qu’elle souffrait des côtes lui permettra de devenir la première française à remporter le classement général de la Coupe du monde. Elle est également la plus jeune athlète de l’histoire à soulever le trophée. Fin août, au soir de la finale à Val di Sole elle confie à son entraîneur : “Maintenant les choses sérieuses commencent…” Les Mondiaux obsèdent Bresset qui rêve d’une revanche sur le sort. Et l’épreuve de Champéry s’offre à elle comme prévue ! En 2011, elle aura absolument tout remporté : Coupe du monde élites, un deuxième championnat de France, le titre européen et mondial chez les espoirs, mais aussi en relais. 



2012 : les Jeux, rien que les Jeux 


Malgré l’évidence, Julie Bresset a toujours refusé d’envisager une sélection avant l’heure. Ce n’est qu’au soir de sa victoire à Nove Mesto (la 4e de sa carrière) qu’elle lance : “Maintenant j’ai le sentiment d’avoir la qualification en poche…” Toute sa saison a été axée sur le rendez-vous du 11 août. En tête du circuit mondial au soir de la 4e manche, elle décide de ne pas faire le déplacement outre atlantique pour défendre son paletot. Elle participe aux France route et CLM pour acquérir de la puissance. Et jusqu’à aujourd’hui, sa préparation s’est déroulée sans le moindre problème. Après deux mois sans course internationale, sa rentrée à Val d’Isère (2e) sur un parcours en altitude laisse à penser que Bresset est prête. Samedi après la course de Boom, elle déclarait : “Ce n’était qu’un entraînement. Je n’allais pas me défoncer et mettre trois jours à m’en remettre…” Certes, mais la Bretonne a atomisé la concurrence en Belgique. Si le podium olympique depuis 1996 n’est constitué que de filles d’expérience (30,415 ans et 31,5 ans pour la victoire), Julie Bresset possède tous les arguments pour faire mentir les statistiques.

Photos archives BOUE/BARETY

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