TFJV : Le paradoxe allemand en XCO

TFJV : Le paradoxe allemand en XCO...................UNIVERSALBIKERACING

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Outrageusement dominatrice en remportant toutes les courses aujourd’hui sur le TFJV, l’équipe d’Allemagne a toujours eu l’habitude de dominer chez les plus jeunes mais moins à partir de junior. Explications.

Les statistiques ne trompent pas, l’équipe d’Allemagne, quand elle se présente au TFJV chaque année au mois d’août, n'est pas là pour faire les boutiques ! Généralement, elle n'amuse pas la galerie en cross country. En effet, la « Nationalmannschaft » a coutume de dominer outrageusement l’épreuve d’endurance, dans toutes les catégories. Lorsque l’on regarde les statistiques sur les 3 dernières éditions (et on peut même remonter plus loin), la conclusion est sans appel. En 2010, aux Gets sur les 6 courses de XCO (2 par catégories), 4 ont été remportées par l’Allemagne (dont un doublé), ainsi qu’un podium. Ensuite en 2011, à Serre Chevalier, les Allemands sont montés sur les podiums des six catégories, avec 4 victoires. Cette année, c’est carton plein. Lons-Le-Saunier a vu 6 fois sur autant de courses le drapeau allemand franchir la ligne d’arrivée dans les mains d’un pilote vainqueur, dont 3 doublés. On peut tout de même se demander pourquoi les vététistes Allemands qui brillent dans les catégories jeunes (de benjamins à cadets) ne confirment pas dès la catégorie junior. En effet, depuis que les championnats du monde juniors existent (1992), aucun Allemand n’a obtenu l’or, et seuls Mathias Mende (1997) et Julian Schelb (2010) ont obtenu une médaille. Dans le même temps, les français obtiennent 3 titres et 6 médailles. On peut même regarder dans la catégorie supérieure, chez les moins de 23 ans, et constater que seul Manuel Fumic s'est imposé et cela remonte à 2004. . Enfin, chez les Espoirs, un seul titre pour Manuel Fumic en 2004 contre 4 pour les Français. Thomas Freirnstein, sélectionneur allemand des jeunes apportent ses explications : « Il faut savoir qu’en Allemagne, il n’existe aucun club ni compétition de trial. Les mentalités sont surtout axées sur le physique et la performance, plus que sur la maitrise du vélo, c’est pourquoi on a du mal sur le trial et la descente. C’est un des points de divergence entre moi et la fédération, je veux absolument venir sur le TFJV pour que les pilotes progressent techniquement. De plus, le système scolaire allemand permet aux écoliers d’avoir 3 après-midi complets dans la semaine pour s’entrainer ou se reposer ». Au-delà de ces différences de conditions, Thomas avoue que l’esprit est différent : « Sur les rares compétitions allemandes de descente pour les jeunes, ça ressemble plus à l’ancienne épreuve de dual slalom, il n’y a pas de gros pierriers ou de difficultés majeures ». Mais l’écart qui semble s’inverser dans les catégories supérieures trouvent une explication complémentaire : « Il n’existe pas l’équivalent de Pôles espoirs ou Pôle France en Allemagne. Les coureurs qui arrivent à l’Université ou au lycée ont cette fois moins de temps et de conditions pour bien s’entrainer alors qu’il faut augmenter les charges ». Il est vrai que lorsque l’on s’intéresse aux brillants juniors ou espoirs, la proportion de pilotes membres de Pôles Espoirs est importante (Sarrou, les frères Doubey, ou Romain Seigle pour ne citer qu'eux). Par Marius LOUVET

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